Texto original publicado por No es época para tontos.

L’Andorre investit des millions d’euros dans l’écosystème Microsoft tout en présentant sa transformation numérique comme un projet de modernisation, d’efficacité, de cybersécurité et de souveraineté. Mais cette enquête met en lumière une contradiction fondamentale : si Microsoft n’est pas critique pour le fonctionnement de l’État, quel retour mesurable justifie ces millions ? Et si Microsoft est devenu critique, où sont la redondance, les plans de continuité et la véritable stratégie de sortie ? Le contrat étudié atteint environ 3,16 millions d’euros jusqu’en juillet 2029 et a été attribué dans le cadre d’une procédure négociée et urgente.

Rachael et Josep examinent le rôle de Seidor, le statut LSP imposé par l’écosystème commercial de Microsoft, le vendor lock-in et la signification réelle du « cloud souverain » andorran. Compter 90 fournisseurs ne prouve pas l’indépendance si les fonctions centrales — identité, messagerie, documents, cybersécurité ou automatisation — reposent finalement sur une même infrastructure.

L’émission revient également sur les grandes pannes d’Azure et de Microsoft 365, sur le précédent CrowdStrike et sur les attaques Storm-0558 et Midnight Blizzard/Nobelium. Elle construit ensuite un scénario de panne de 4, 24 puis 72 heures afin de poser la question essentielle : que dépend réellement de Microsoft dans le Govern, la CASS, le SAAS, la Carpeta Ciutadana, la police, les pompiers, la justice, FEDA ou les télécommunications ?

Enfin, l’enquête analyse la mutation du marché de l’intelligence artificielle. Microsoft et OpenAI restent partenaires, mais leur relation est devenue moins exclusive tandis que Microsoft intègre elle-même d’autres modèles dans Copilot. Dans un secteur où modèles, coûts et alliances peuvent changer en quelques mois, un contrat public pluriannuel peut devenir un piège si la portabilité n’est pas garantie. La question finale résume tout le dossier : que reçoit exactement le citoyen en échange de tout cet argent ?

El reproductor se carga al pulsar «Ver vídeo».Abrir en YouTube